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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/303

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Charlotte… Ah ! le beau coup d’épervier que vous fournissiez, parbleu !


CHARLOTTE.

Moi ! moi !… J’en suis tombée là, Fred… ! moi qui étais si belle… si propre… si nette…


JEANNETIER.

Ne pensons plus au passé. Il faut vous sauver maintenant à tout prix.


CHARLOTTE.

Mes enfants… Mes enfants… Et puis, sa mère à lui !… Qu’est-ce qu’on va dire, mon Dieu !… Qu’est-ce qu’on va faire de moi ?… Ah ! non, je ne verrai pas ça, non !… non !…


JEANNETIER.

Du sang-froid, de grâce… ne pleurez pas !


CHARLOTTE.

Est-ce qu’on pleure dans ces minutes-là ?… Chut… écoutez… (Elle se précipite contre la porte, y colle son oreille et écoute.) Voilà, ils parlent, ils parlent tous les deux… J’entends…

(Jeannetier y va aussi.)

JEANNETIER.

Rien… non, au contraire, plus rien…


CHARLOTTE.

Oh !… cette porte… que se passe-t-il derrière ?… J’ai envie d’ouvrir… d’entrer…