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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/291

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FÉRIOUL.

Où allez-vous, ma mère ?


MADAME FÉRIOUL MÈRE.

Je vais surveiller les trieuses, tiens !


FÉRIOUL, (à Charlotte.)

Tu ne la suis pas ?


CHARLOTTE.

J’aime mieux rester avec toi. (La vieille s’en va en ayant mis sa capeline sur la tête et elle marmonne, en s’en allant, une phrase provençale. Férioul se met à rire.) Qu’est-ce qu’elle dit ?


FÉRIOUL.

Un proverbe du pays. Beaucoup de bouillon mais peu de viande.


CHARLOTTE.

Alors, que vas-tu faire ?


FÉRIOUL.

Attendre.


CHARLOTTE.

Si tu étais gentil, gentil tout plein, on irait se promener comme je te le disais, loin, très loin ; j’ai faim de marcher sous le grand soleil.


FÉRIOUL.

Mais, ma chérie, tu sais bien que je ne peux pas, je ne lâche pas Menicou pour m’amuser à courir les champs avec toi.