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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/289

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Scène II


FÉRIOUL, MADAME FÉRIOUL MÈRE, CHARLOTTE


FÉRIOUL.

Il ne faut pas se frapper. Je connais les paysans. Une jambe cassée, ça veut dire une foulure… Je vais d’ailleurs demander des renseignements à Margaridou.

(Il sort. Charlotte et Madame Férioul mère restent seules.)

MADAME FÉRIOUL MÈRE.

Eh bien, ma petite, vous avez l’air toute contrariée…


CHARLOTTE.

Mais non, ma mère…


MADAME FÉRIOUL MÈRE.

Va, Charlotte, je suis bon médecin. Vous n’êtes malade de nulle part. Ce qui est malade, c’est ça… (Elle lui frappe le front avec le doigt.) Vous souffrez d’idées noires, voilà ce que vous avez !


CHARLOTTE.

Idées noires, c’est un mot qui ne veut rien dire.


MADAME FÉRIOUL MÈRE.

Mais si. Ça signifie qu’on porte toujours le deuil