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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/283

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paraît-il, nous avons connu à Luchon, et qui a quelque chose de très important à me dire.


PARIZOT.

Quelqu’un que vous connaissez ?


FÉRIOUL.

Non, non, que j’ignore complètement. On m’a apporté cette lettre du Grand Hôtel, ce matin… Charlotte non plus ne se rappelle pas du tout la signature. C’est, d’ailleurs, je pense, quelque rasta.


PARIZOT.

Un Andrinopoulos quelconque.


FÉRIOUL, (riant.)

Oui, quelque chose comme ça, naturellement… (Il va prendre la lettre sur le bureau et lit.) « Arta ou Orta… nezzo… »


CHARLOTTE.

Tu as bien tort d’accorder un rendez-vous ! Tu vas perdre ton temps, ça doit être quelque baliverne… Tu te laisses toujours trop facilement importuner…


FÉRIOUL.

Pourquoi donc ?… Je reçois de deux à quatre. J’ai fixé à ce monsieur une entrevue, comme à n’importe qui… On ne sait jamais… C’est peut-être, très probablement, un voyageur de commerce quelconque… une affaire d’huile essentielle, roumaine ou circassienne… mais enfin la lettre porte :