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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/28

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SELLIER.

Oh ! ces journalistes !… Quels veaux !… On devrait les saigner…


DUMAS.

Eh bien, moi, je trouve sa femme nue, à Bernier, aussi bien que du Manet… si pas mieux !…


LAFARGUE.

Dis donc, pas de dégueulasserie !… Allons ! allons !


SELLIER.

En voilà un qui a de la veine !… Qu’il rate sa médaille, ça ne fait rien. Il aura eu des voix. Qu’est-ce qu’il était ce type-là, avant ? Un inconnu, il n’y a pas un mois ! Il avait eu une pauvre seconde médaille… pan ! du jour au lendemain, au pinacle ! C’est crevant ! Ah ! là là… Du battage, tout ça !


LAFARGUE.

On veut renouveler le coup de Dagnan.


SELLIER.

Pardon, Dagnan avait eu une première médaille… Il y a une hiérarchie… ou alors, merde !


DUMAS.

Et qu’est-ce que c’est que la petite femme qui est avec Bernier ?


LAFARGUE.

Eh bien ! celle qui a posé son nu… c’est sa maîtresse.


DUMAS.

Je ne l’aurais pas reconnue.