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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/248

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FÉRIOUL.

Tu me retrouveras au bas de la terrasse. En tout cas, par là-bas… tu n’auras qu’à me hopper. (Férioul embrasse, en s’en allant, la petite Marthon qui se tient éloignée avec l’institutrice.) Bonsoir, Marthon. Une bonne bise, toi… tu es gentille…

(Il s’en va.)


Scène VI


CHARLOTTE, LES PETITS puis ARTANEZZO


CHARLOTTE, (prenant Riquet sur ses genoux.)

Eh bien, Riquet, maintenant, essuie gentiment tes yeux et je vais aller te mettre au lit, sans que tu fasses la moindre résistance. Ne boude pas. Quand ta maman était petite, comme toi, un jour, dans notre campagne de Lampi, il est venu un petit garçon en visite avec ses parents. Je ne le connaissais pas. Nous avons fait trois tours de jardin et nous nous sommes fiancés. Il est parti une heure après en pleurant et nous ne nous sommes jamais revus. Riquet, la même chose t’arrivera avec la petite Bernard. L’amour… (À ce moment, elle lève la tête et aperçoit le promeneur au grand chapeau gris. Un silence. Il lui fait signe. Charlotte, vivement, à miss.) Approchez-vous, miss. Oui, ici, avec Marthon. (Miss s’est approchée de Charlotte. L’homme se trouve assez loin derrière elle. Il fait un signe de la main à