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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/23

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VERSELLE.

Mes félicitations, mademoiselle… Et vous avez le courage, tous deux, de rester à l’écart du vote ?…


BERNIER.

Ça vaut mieux… c’est plus décent… J’aime mieux qu’on ne me voie pas beaucoup… Et puis, d’ailleurs, ce sont de grandes émotions… Les amis viennent, ici, me tenir au courant… Je fais, de temps en temps, une apparition dans la salle… Et vous savez qu’à chaque tour de scrutin, c’est de ce côté qu’on vient s’abreuver et papoter. C’est le Forum… Alors…


VERSELLE.

À tout à l’heure. Je reviendrai… Sans entrer dans la salle, puisque je n’en ai pas le droit, je veux dire deux mots encore pour vous à quelques groupes… C’est probablement le dernier tour de scrutin, n’est-ce pas ? Venez, Manon. À gauche, la salle ?


BERNIER.

Là, oui… vous voyez la porte d’ici… en haut des marches.


VERSELLE.

Ne vous dérangez pas… à tout à l’heure…

(Il s’en va avec le journaliste.)

LOLETTE.

En voilà un chouette bonhomme… Je l’embrasserais !


BERNIER.

Chut ! Loulou !… Refrène-toi… et ne parle