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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/225

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(Deux groupes de promeneur, disséminés, se dispersent dans les allées.)

GRÜZ.

Vous avez vu qui passe ?


FÉRIOUL.

Non, dans l’obscurité, on ne distingue pas très bien.


GRÜZ.

La belle Madame Poirier, le mari et l’amant.


FÉRIOUL.

Ménage à trois ?


GRÜZ.

Il paraît, oui !


JEANNETIER.

Hein ? mon vieux Maurice, ta province en est estomaquée !… On ne voit pas ça tous les dimanches, à Grasse ?


FÉRIOUL.

Peuh ! On en voit tout autant chez nous qu’ailleurs !… À part peut-être, en effet, les maris complaisants qui ne sont pas d’usage… et quelques petits retards de morale. Nous comptons bien annuellement deux ou trois adultères, quatre ou cinq scandales, dix crimes contre nature. Enfin, comme partout… comme partout… Pourquoi nous débines-tu ?


JEANNETIER.

Tu nous vantes !… En tout cas, toi, tu es in-