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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/224

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FÉRIOUL.

Oui, l’hivernage… La nécropole de la serviette-éponge.

(La deuxième partie du cortège passe.)

JEANNETIER.

En attendant, Luchon bat son plein.


FÉRIOUL.

Ils en soulèvent une poussière, les bougres !…


JEANNETIER.

Et encore, c’est le seul endroit du parc où l’on puisse respirer un peu. (Regardant sa montre.) J’espère que ta femme ne va pas nous faire poser trop longtemps.


FÉRIOUL.

Non. Aussitôt le feu d’artifice terminé… C’est à cause des enfants, comprends-tu ?


GRÜZ.

Moi, je vais d’ailleurs retourner au cercle, si vous le permettez. Vous savez, il y a le juif Stilmann qui taille sa banque quotidienne. C’est la providence des décavés… Jamais je n’ai vu une déveine pareille.


FÉRIOUL.

Qu’il taille ! qu’il taille ! ça m’est absolument égal, ce soir. (Le cortège est passé.) Asseyons-nous une seconde, je suis rossé de me tenir toujours sur mes jambes… Une seconde, Grüz, ne nous lâchez pas encore.