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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/158

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sommes, n’est-ce pas ?… Nous avons le temps de fixer le détail… Cinq cent mille francs de valeurs ? C’est tout ?…


LE PRINCE.

C’est tout.


LA PRINCESSE.

Il va de soi que vous pouvez disposer de tout le mobilier de vos appartements…


LE PRINCE.

Je vous en dispense. Je serais au regret de démeubler tout un étage !


LA PRINCESSE.

Vous ferez ce que vous voudrez… Il vous appartient. Je vous le donne.


LE PRINCE.

J’avais compris.


LA PRINCESSE.

Vos tableaux vous seront restitués, bien entendu. Il en est un que je demanderai de garder, néanmoins, d’abord parce qu’il fait bien en place ici, et ensuite parce qu’il est pour moi une œuvre très intéressante à consulter ; c’est ce Renoir.

(Elle montre un portrait de femme, au mur.)

LE PRINCE.

Le portrait de Mademoiselle Craziette ?… Vous n’ignorez pas…


LA PRINCESSE.

Je n’ignore pas qu’elle fut votre amie, ni que vous comptiez laisser ce tableau à la Comédie-Française, dont cette dame fut une des plus belles sociétaires… mais j’y tiens…