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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/156

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LE PRINCE.

C’est absolument exact. Mais nous discutons en bonne et excellente amitié, n’est-ce pas ? les conditions dans lesquelles je puis vous rendre volontairement votre liberté. Inutile de faire valoir des droits, nous n’exprimons que des désirs.


LA PRINCESSE.

Dans ce cas, continuez.


LE PRINCE.

Je peux avoir besoin de quelques capitaux… dans mes vieux jours… une opération chirurgicale, par exemple, peut entraîner un fort débours. Bref, je désirerais être en mesure de disposer de quelques titres… C’est un sentiment compréhensible… Donc… pas de rente à vie… si cela vous est égal, je préfère…


LA PRINCESSE.

Combien demandez-vous ?


LE PRINCE.

Cinq cent mille francs.


LA PRINCESSE.

C’est un chiffre !


LE PRINCE.

Légitime. C’est le capital exact de la rente que vous m’offriez… Je sais tout ce que vous pourrez m’objecter… mais je vous ferai observer…


LA PRINCESSE, (l’interrompant.)

Inutile… j’accepte…


LE PRINCE.

Je vous remercie.