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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/135

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ISADORA.

Oh non !… les petites anges m’ont appris comment ils font pour mettre les pieds sur le terre… et ne jamais se blesser dans le vie…


GRÉVILLE.

Eh bien, vous avez rien de la veine !


LOLETTE, (à la danseuse, en lui remettant des billets bleus.)

Tenez, je vous accompagne…

(Elles sortent toutes deux, à gauche, par la porte de l’antichambre. Lafargue et Tabourot les regardent s’en aller en riant.)

LAFARGUE ET ROLSINI, (à Gréville.)

Eh bien ? Vous filez !


GRÉVILLE.

Je vais tâcher de la lever… Je vais la mettre en voiture.


LAFARGUE.

Mais il paraît qu’il y a un petit frère dans la voiture.


GRÉVILLE.

Ça m’est égal… je le flanquerai par la portière.

(Il sort. Lafargue et Rolsini remontent dans l’atelier et croisent la princesse et Bernier qui la suit.)

BERNIER, (haut.)

Vous partez décidément ?


LA PRINCESSE.

Il le faut. (Indiquant le manteau qu’elle a jeté sur le canapé de droite.) Tenez, donnez-moi mon manteau…


BERNIER.

Et le prince ?