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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/121

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BERNIER.

Mais non, mais non… la tache des yeux est assez juste… le rapport des cheveux à la gorge… je ne trouve pas ça mal… Ce devait être ressemblant.


LA PRINCESSE, (à Lolette.)

Oui, très… je crois… Vous rappelez-vous quand vous arriviez toujours frileuse ? Mon atelier était glacial !…


LOLETTE, (qui ne cesse de regarder tour à tour, Bernier et la princesse.)

Je me rappelle.


LA PRINCESSE.

J’ai pensé que Madame Bernier était assez intelligente pour ne faire que s’amuser de ce petit souvenir… surtout maintenant qu’elle est devenue une vraie petite fée parisienne !… Mais, n’est-ce pas, comme document, pour nous trois seulement, c’est intéressant à vous apporter ?


BERNIER.

Et c’est tout à fait gentil d’y avoir pensé… Eh bien, tu as l’air ailleurs. Loulou !…


LOLETTE.

Mais c’est toi qui devrais être ailleurs… Entre au moins une minute. Tu as l’air d’abandonner complètement tes invités, ce soir, je t’assure !


BERNIER.

C’est juste.


LOLETTE, (bas, à Bernier.)

Tu es ravi.

(En haussant les épaules, il s’en va vers les habits noirs.)