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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 5, 1922.djvu/101

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gêne, maintenant, que ce soit le nu de sa femme qui soit là exposé à tous venants… aux courants d’air. »


BERNIER.

Qu’est-ce qu’il a répondu ?


LAFARGUE.

Il a répondu : « Qu’est ce que ça peut bien lui faire ?… elle est de dos. »


BERNIER.

C’est une raison admirable !


LAFARGUE.

J’ai tout dit, va… que la chose prêtait aux mille plaisanteries des camarades, de tes relations mondaines… que c’était une sorte de contrôle perpétuel exercé sur la personne de Madame Bernier… Il m’a demandé : « Mais, enfin, où veut-il envoyer sa femme ? » Au musée de Carcassonne, j’ai dit.


BERNIER.

C’est ça, à Carcassonne… à Carcassonne ! Elle aura vu Carcassonne.

(Depuis quelques instants Loulou, venue de l’atelier, s’est rapprochée, elle écoute.)

LOLETTE, (étouffant une exclamation.)

À Carc… !


BERNIER ET LAFARGUE, (se retournant.)

Quoi !


LOLETTE.

Ah ! par exemple… par exemple !… C’est une indignité !… Tu fais des démarches pour m’envoyer à Carcassonne ?