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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/95

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LECHÂTELIER.

Et je vous demande même la faveur de me laisser vous baiser la main avec toute la déférence que je vous dois.


GRÂCE.

Mais avec plaisir, monsieur, la voici.


LECHÂTELIER, (gravement et respectueusement, met les lèvres sur la main qu’on lui tend.)

Merci… (À la porte, en saluant.) Encore une fois, toutes mes excuses, mademoiselle.

(Il ouvre la porte et sort. Il a dû, en sortant, heurter quelqu’un sur le palier, car Grâce, de l’intérieur, fait aussitôt signe d’entrer.)


Scène VIII


GRÂCE, MADAME GRILLAT


GRÂCE, (la voix courroucée, à Madame Grillat, la patronne de l’hôtel.)

Je ne veux pas de ça… madame Grillat… Je ne veux pas de ça : vous écoutiez à la porte.


MADAME GRILLAT.

Oh ! peut-on dire, madame Morillot ?


GRÂCE.

Taisez-vous, maintenant, qu’on n’entende pas, au moins, vos protestations dans la maison.


MADAME GRILLAT, (refermant la porte.)

Rendez donc service à vos locataires ! Ça m’apprendra !