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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/364

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POLICHE.

Oui. (Ils s’embrassent très simplement.) Adieu, Rosine.


ROSINE.

Je… je…

(Elle voudrait encore dire un mot, mais elle ne peut pas, elle ne peut plus, tant elle pleure, sa tête tassée dans les épaules.)

UNE VOIX, (dehors.)

En voiture ! En voiture !

(Rosine passe et disparaît. Alors Didier s’accoude à la porte. Il reste ainsi quelques secondes les yeux fixés au dehors, puis timidement, maladroitement, il sort un petit mouchoir rose de son manteau, et l’agite un peu dans l’air. Le sifflet du départ. En s’en allant la tête basse, le col relevé, le chapeau enfoncé sur les yeux, il heurte un voyageur en retard qui traversait la buvette et qui laisse tomber sa canne.)

LE VOYAGEUR, (d’un ton bourru.)

Vous ne pouvez pas faire attention, vous ?


POLICHE, (se baisse, ramasse la canne, la lui remet en souriant à travers ses larmes et dit.)

… Pardon.


FIN


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