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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/355

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LE GARÇON.

Dans douze minutes… à trente-sept. (Il s’approche de Potiche et de Rosine, assis à une table et qui ne disent rien.) Qu’est-ce que madame et monsieur vont prendre ?


POLICHE, (à Rosine.)

Quoi ?


ROSINE.

Ça m’est égal.


POLICHE.

Deux chartreuses, garçon… Il y a un courant d’air ici. Tu n’as pas peur d’attraper mal ? (Rosine fait signe que non.) Et Lidoire ?


ROSINE.

Il est là, dans sa couverture. Il ne bouge pas.


POLICHE.

Ah ! dis-moi… m’autorises-tu à payer toutes les notes qu’on présentera ?


ROSINE.

Je ne sais pas s’il en reste ; l’épicier, le charbon… des choses comme ça.


POLICHE.

Du reste… avant que je ne sois parti !


ROSINE.

Pourquoi ? Tu m’as dit hier : quelques jours !


POLICHE.

Évidemment, je ne resterai pas jusqu’à la fin de la location… jusqu’à la première neige. Le père Lecointe prétend qu’il y a quelques compagnies