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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/342

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Scène VI


ROSINE, POLICHE


ROSINE.

Eh bien, tu as fait quelque chose de propre !…


POLICHE.

Voilà l’auto qui disparaît dans un nuage de fureur !


ROSINE.

Tu aurais vraiment pu te taire.


POLICHE.

Chut, laisse-moi savourer les bruits de l’automobile qui s’enfuit. Il n’y en a pas de plus beaux dans la nature.


ROSINE.

Pauvre fille ! lui dire ça tout cru, sans ménagements.


POLICHE.

J’en voulais pour mon argent. Ça m’a coûté assez cher.


ROSINE.

Comment ?…


POLICHE.

Trois louis… Il m’a fallu casquer trois louis à son chauffeur pour avoir tous ces renseignements.


ROSINE.

Mais alors, la lettre ?