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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/320

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ROSINE.

Quelle horreur !… C’est épouvantable, ce que tu dis…


POLICHE.

Pour toi, je deviendrais sanguinaire ! Si tu pouvais me demander de tuer un rossignol, je serais ravi !… On dit que les femmes ont de ces fantaisies !…


ROSINE.

Merci, j’aime mieux d’autres preuves d’amour !


POLICHE, (se rapprochant d’elle.)

C’est vrai, mon petit coco ?


ROSINE.

Oh ! mais pas maintenant, surtout !


POLICHE, (dans les dents.)

Les nénuphars !…


ROSINE.

Rallume-moi ma cigarette !…


POLICHE, (après avoir rallumé, tendrement.)

Écoute…


ROSINE.

Non ! tue les mouches !…


POLICHE.

Bien. (Il s’éloigne et chantonne.) « Ça n’a pas été bien long, Ferdinand, Ferdinand ! »


ROSINE, (doucement.)

Ne chante donc pas.