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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/299

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pour ce qui est de tout ce que vous me racontez là… non, non, vous savez !


BOUDIER.

J’ai votre parole, par exemple ?… Je n’ai rien dit ?… Je pars tranquille… Que tout ait l’air de venir de vous. Tâtez le terrain, pendant quelques jours, de vous-même, voyez venir et ne me vendez jamais. C’est juré ?…


ROSINE, (qui ne l’écoute pas.)

Oui, oui… c’est entendu !… Ah ! bien !… Ah ! bien !… (Elle va droit à la porte et appelle.) Poliche !


BOUDIER, (épouvanté.)

Madame ! madame ! Qu’est-ce que vous faites ?…


ROSINE, (appelant.)

Poliche ! Viens ici !


BOUDIER.

Madame !… Je vous en prie !… Eh bien, je suis propre, moi !…

(Poliche entre lentement, avec méfiance.)


Scène IX


Les Mêmes, POLICHE


ROSINE.

Qu’est-ce qu’on me dit ? Qu’est-ce que c’est que ça ? Que tu me fais des cachotteries, que tu es un sentimental, je ne sais pas quoi ?… que tu me