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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/287

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dans le cas contraire… Il a été tellement pressant que je n’ai pu lui résister autant que je te le disais, et, hier…


ROSINE, (l’interrompant.)

Non. Ah ! pas ça ! Non, ma chérie, tais-toi !


MADAME LAUB, (interloquée.)

Quoi ?


ROSINE, (avec un sourire indéfinissable.)

Non. Garde ça pour toi. Il ne faut jamais dévoiler le mystère de l’alcôve, vois-tu ; ce sont nos petits bénéfices de bonheur personnel. Je suis pour la discrétion, moi… je trouve cette méthode plus voluptueuse, plus amusante… (Elle rit.) et aussi, plus prudente… Si tu allais me donner l’idée de te tromper avec lui. Ah ! on ne sait jamais !… C’est ça qui serait drôle !…

(Elle se met à rire aux éclats, d’un rire nerveux et fou.)

MADAME LAUB, (pincée)

Qu’est-ce que tu as donc à rire comme ça, comme une folle, mon Dieu !…


ROSINE.

Rien, c’est cette idée…

(Augustine rentre et remet le paquet à Rosine.)

ROSINE.

Ma petite Pauline… je suis un peu pressée… je te demande pardon de te brûler la politesse, mais je suis attendue quelque part…


MADAME LAUB, (se levant.)

Comment donc, je me sauve…