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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/255

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AUGUSTINE, (au téléphone.)

Insistez, mademoiselle. (À la femme de chambre.) Et Bodega, quel numéro déjà ?


LA FEMME DE CHAMBRE.

Mais non ! C’est le chauffeur qui doit aller à Bodega. Vous, vous devez téléphoner au Café de Paris.


AUGUSTINE.

Il y a de quoi perdre la tête.


LA FEMME DE CHAMBRE.

Quel grabuge !… Téléphone, télégramme… Avertir le concierge… Ce que ça chauffe !


AUGUSTINE.

Oh ! ce téléphone !… Mademoiselle, voyons !…


LA FEMME DE CHAMBRE.

Alors, d’après ça, dites-moi la vérité : madame serait déjà trompée après si peu de temps ?


AUGUSTINE.

Qu’est-ce que ça peut vous faire que madame soit trompée ou non ?


LA FEMME DE CHAMBRE.

Je préfère… Comme ça, l’air est plein d’orage… Et puis ça fait du désordre… du désordre qu’on n’est pas obligé de remettre en place.


AUGUSTINE.

Quand vous aurez fini de divaguer. Allez donc