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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/254

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ACTE DEUXIÈME

Chez Rosine, dix jours après. — Un boudoir, petit salon intime de femme, rose et turquoise. — Corps de bibliothèque, avançant à gauche, près de la porte des appartements. À droite, la chaise longue, bourrée de coussins, couverture à terre. Petites intimités autour. Tables, fleurs, téléphone, revues. Paravent derrière. — Au fond, un angle-fenêtre, avec d’immenses rideaux de vieux venise. — Porte d’entrée au fond. — Sur la chaise longue un petit paquet de couvertures. C’est le chien qui dort.



Scène PREMIÈRE


AUGUSTINE, DEUXIÈME FEMME DE CHAMBRE

Au lever du rideau, deux femmes de chambre affairées. L’une sonne en vain au téléphone accroché contre le mur, dans le fond du salon.


AUGUSTINE.

Oh ! ce téléphone !… Allo ! allo !… Comment, on ne répond pas, mademoiselle !… (À l’autre femme de chambre.) Regardez si vous ne vous êtes pas trompée de numéro. C’est bien 235-80.


LA FEMME DE CHAMBRE, (feuilletant l’annuaire.)

Oui ! oui !… Cercle militaire, 235-80.