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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/238

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ROSINE, (pliant son papier.)

Voilà. Maintenant, un chapeau.


BOUDIER.

Voulez-vous le mien ?


ROSINE.

Le chapeau de l’innocence, oui !


BOUDIER.

Allez-y !

(On remue les papiers dans le chapeau. Saint-Vast en puise un.)

THÉRÉSETTE, (annonçant.)

Sujet : « L’amour ! »


SAINT-VAST, (lisant.)

« Y penser toujours, n’en parler jamais ! »


LAUB.

C’est au moins ma femme qui a écrit cette stupidité.

(On proteste.)

MADAME LAUB.

Chut ! Ce n’est pas toi qui devines, mon ami.


SAINT-VAST.

Je ne crois pas… C’est Madame Thérésette.


ROSINE.

Après, après. Dites les trois. Et puis on vous apprendra si vous vous êtes trompé.


SAINT-VAST, (prenant un autre papier et lisant.)

« Ah ! si c’était à recommencer ! »