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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/226

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MADAME LAUB.

C’est ce qui vous trompe, cher monsieur… Un mari laid, ça peut très bien se montrer ; un amant laid, ça se cache… Et puis, nous disons des balivernes depuis un quart d’heure.


SAINT-VAST.

Et le temps passe.


MADAME LAUB.

Vous êtes bête ! Voulez-vous venir prendre le thé demain à cinq heures ?


SAINT-VAST.

Chez vous ?…


MADAME LAUB.

Non ! ! Au thé du boulevard Haussmann.


SAINT-VAST.

Serez-vous seule, ou avec des gens ?


MADAME LAUB.

Qu’est-ce que vous préférez ?


SAINT-VAST.

Seule !


MADAME LAUB.

Soit !…


SAINT-VAST.

Comme gêneurs, n’amenez que vos fourrures.