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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/217

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SAINT-VAST.

N’en croyez rien, je vous prie !


MADAME LAUB.

C’est d’ailleurs de la superfétation. Si vous voulez des tuyaux, adressez-vous à moi. Je vous les donnerai tout de suite… Mon amie est insupportable, acariâtre, cacochyme et remplie d’infirmités déplorables.


THÉRÉSETTE, (riant.)

Finissez donc… Monsieur pourrait croire que vous parlez sérieusement.


MADAME LAUB.

Les plaisanteries les plus fortes renferment parfois un fond de vérité.


THÉRÉSETTE.

Quelle teigne !


MADAME LAUB.

Ainsi, tenez… elle est charmante, belle, somptueuse, etc… Oui, mais ça n’empêche pas qu’elle ait trente-six ans passés.


SAINT-VAST.

Elle ne les paraît pas.


THÉRÉSETTE.

Mais vous exagérez, d’ailleurs. Ne la croyez pas, monsieur, Rosine est loin de les avoir.


MADAME LAUB.

Elle les mérite.