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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/215

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SAINT-VAST.

Tenez, mon ami, voilà un louis. Vous me donnerez, tout à l’heure, un timbre-poste de dix centimes et vous garderez la monnaie… Qu’est-ce que c’est que ce Monsieur Meireuil, entre nous, hein ?


FRANÇOIS.

Oh ! un bon zigue ! Toujours à la hausse, toujours en train de rigoler, de se la couler douce… Avec ça, un brave garçon pas fier, et qui fait tordre madame.


SAINT-VAST.

Est-ce qu’il ne vit pas un peu aux crochets de Madame de Rinck ?


FRANÇOIS.

Oh ! ça non, par exemple ! J’en réponds… Il a des rentes, des propriétés dont il ne s’occupe pas et qui rapportent beaucoup… une garçonnière très chic rue de Berri. On peut tout dire sur lui, mais pas ça !


SAINT-VAST.

Et il est au mieux, n’est-ce pas, avec votre ancienne patronne ?


FRANÇOIS, (pudiquement.)

Je ne sais pas, monsieur… j’étais valet de chambre.


SAINT-VAST, (tirant un nouveau louis de son gousset, qu’il met sur le plateau.)

Voici pour un deuxième timbre-poste. Alors, dites… croyez-vous… pensez-vous… supposez-