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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/212

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SAINT-VAST.

Je m’en sers toujours.


BOUDIER, (riant.)

Dame ! Madame de Rinck ne tient pas le haut du pavé… mais enfin, sa situation l’ayant faite indépendante, je crois qu’elle se passe fort bien d’être reçue dans le vrai gratin.


SAINT-VAST.

Enfin, entre nous, c’est moitié cocotte, moitié femme du monde… d’un monde commerçant et déclassé… qui est au vrai monde ce que la carte postale est à Vélasquez…


BOUDIER.

Si vous voulez… Seulement, qui dit cocotte dit vénalité : ce n’est pas le cas… Elle est riche.


SAINT-VAST.

Oh ! vous connaissez la formule : entre une femme du monde et une cocotte, la seule différence sensible c’est que la femme du monde s’habille comme une cocotte, et la cocotte…


BOUDIER.

Comme une femme du monde.


SAINT-VAST.

Vous l’avez dit… En fin de compte, Madame de Rinck, c’est la dame qui fait sensation quand elle ouvre la porte de Durand ou du Café de Paris. Je vois ça. J’ai dû rencontrer cette petite troupe bruyante sur les deux heures du matin… Ils sont là cinq ou six, ce Monsieur Poliche en tête, qui vont