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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/199

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THÉRÉSETTE, (à la fenêtre.)

Ah ! le voilà… le voilà !

(Les femmes reviennent sur leurs pas.)

ROSINE, (allant à la fenêtre.)

Êtes-vous assez trempé !


MADAME LAUB, (criant derrière elle.)

Nous craignions de vous avoir perdu.


ROSINE.

L’écurie ?… Je crois que c’est à droite, tournez à droite… Arrivez vite.


MADAME LAUB.

Et tout ça pour n’avoir pas vu de duel !


POLICHE.

Pas de duel !… Attendez, vous l’aurez, votre duel… Et même, nous allons flanquer une frousse épouvantable, voulez-vous ? à ces gens qui nous hébergent si aimablement… Papa Laub, arpentez la pièce en comptant les pas. (Appelant le deuxième garçon.) Garçon, dites-moi. (À Laub.) Prenez un air grave… pour la moule de garçon qui nous regarde… (Haut, de manière à être entendu du garçon qui se rapproche.) Hum ! Hum ! Mon cher, c’est le commandant qui apporte les épées ?


LAUB.

Oui ! le commandant lui-même.


POLICHE.

Là, fendez-vous, pour voir !