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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/181

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GRÂCE.

Oui, la promenade du dimanche… toujours… toujours.


CLAUDE.

L’oiseau… les livres…


GRÂCE.

L’oiseau, les livres… toujours.


CLAUDE.

Et qui sait ? un jour, Grâce… un jour peut-être, un enfant…


GRÂCE, (avec un sursaut.)

Un enfant… Ah ! mon Dieu. !…


CLAUDE.

Qui sait ! ce grand espoir-là n’est pas encore abandonné… Évidemment, ce serait la gêne, plus grande… mais songe, un petit être tout rose, entre nous deux, qui te tendrait les bras… qui te dirait : « Maman… » Ah ! comme la vie serait métamorphosée, alors !


GRÂCE, (d’une voix brève et sèche.)

C’est un rêve, Claude… La destinée n’aura pas voulu cette chose.


CLAUDE.

Enfin, espérons, espérons toujours… Il y aura des rayons de soleil sur les jours gris, tu verras.


GRÂCE, (l’embrassant sur le front.)

Mon pauvre enfant ! tu ne peux pas savoir comme je souhaite, de toutes les forces de mon cœur, que tu sois heureux et que la vie te soit