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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/175

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une page.) La page du Paradis ! (Haut.) C’est une petite chose très précieuse… (Puis, bas, à distance de Claude, en lui remettant la chose ainsi enveloppée, elle ajoute.) Vous emportez un souvenir plus précieux. Mon être tout entier !… Maintenant je suis sûre que je vous aime.

(Il y a dans son regard une flamme intense et affreuse. On sent qu’elle se donne toute, dans ce regard.)

ROGER.

Grâce !…

(Puis le regard s’éteint subitement : les paupières se rabaissent selon leur habitude monastique et impénétrable.)

GRÂCE, (en souriant.)

Dis adieu à Monsieur Lechâtelier, Claude.


ROGER, (balbutiant.)

Écoutez… J’ai bien cinq minutes encore…


CLAUDE, (venant se planter devant lui et d’une voix rude et changée.)

Voici la lettre… Au revoir, patron…


ROGER.

Mais…


CLAUDE, (rudement.)

Cette fois, c’est ma femme qui vous en prie… Elle a besoin de repos, vous voyez bien…

(Il ouvre la porte et attend, planté devant.)