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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/141

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LECHÂTELIER.

Vous n’êtes pas sérieuse.


MAGUET, (riant.)

Je vais avoir une crise de nerfs.

(Mademoiselle d’Andely, Grâce et Madame Clozières regardent.)

LECHÂTELIER.

Vous me faites tout manquer.


MADAME CLOZIÈRES, (intentionnellement, prenant la main de Grâce.)

Tenez, Lechâtelier… voici une main qui sera plus sérieuse…


LECHÂTELIER, (sans sourciller.)

Bon… Voyons… j’ai l’air d’une manucure, moi… Nous sommes mal placés, ma main tremble un peu…


MADAME CLOZIÈRES.

Ça se voit…

(Il dessine en s’appliquant et sans regarder Grâce. Tout à coup, tout le monde se retourne d’un même mouvement vers le salon, où l’on entend une musique de danse. On se précipite.)

LES JEUNES FILLES.

Qu’est-ce que c’est ?


SAUSSY.

C’est Julienne qui danse. Elle est éblouissante, cette gosse…


LECHÂTELIER, (retenant la main de Grâce, qui a voulu se lever, et continuant de dessiner.)

Ne bougez pas… Laissez… laissez votre main…