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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/84

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n’est-ce pas, mon cher ami ?… Moi, qui suis si sensible, je ne pourrais pas…

(Missy a préparé le thé avec Natacha et en offre à Nekludoff.)

MISSY.

Un verre de thé ?


NEKLUDOFF, sèchement à Missy.

Non, merci !


KOLOSSOW prend le verre de thé.

Je connais un peintre qui raffole de la cour d’assises… Il m’a emmené un jour et le fait est que nous aperçûmes un vieux scélérat extraordinaire… un air à la fois sournois et révolté… On aurait dit le dieu du crime… À ce point de vue, comme peintre, vous n’avez rien trouvé de curieux ?


NEKLUDOFF.

Je ne suis pas peintre.


NATACHA.

Qu’as-tu, ce soir, Dimitri ? Quelle humeur !


KOLOSSOW.

Il me semble que les fonctions de juré vous affectent.


MISSY.

Ah ! n’en parlons plus !… (À Nekludoff.) Je vous offre un match !… Votre fatigue va s’envoler avec les balles… Non ? Pas de ping-pong, ce soir !