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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/56

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que c’est la vieille qui a fait le coup… Elle s’est tuée quand on l’a arrêtée. Elle a bien fait. Quant à la petite, elle est innocente… ça se lit dans ses petites mirettes noires.

(Protestations.)

LE PRÉSIDENT.

Permettez… voyons… du tact, mon ami…


UN JURÉ.

Nous examinerons…


DEUXIÈME JURÉ.

Attendez.


TROISIÈME JURÉ.

J’avoue que je ne distingue pas le mobile.


LE PROFESSEUR, d’une voix aiguë.

Pour moi, toute la question est dans l’autopsie.


LE COMMIS.

Le mobile, c’est le vol… Elle a volé : Elle s'est contredite.


LE MARCHAND.

Et qui ne se contredirait pas ?… Je voudrais vous y voir un peu, vous !

(Exclamations générales.)

LE PRÉSIDENT, frappant la table avec un coupe-papier.

Je vous en prie, messieurs, asseyons-nous autour de la table et délibérons avec calme.

(Ils s’asseoient tous autour de la table.)