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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/386

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RICHARD.

Tu l’as donc aperçue ?


MADELEINE.

Oui… Non… par la serrure… là, j’ai jeté un coup d’œil. Non, ce chapeau de jeune fille !… Elle ne se voit pas !


RICHARD.

Allons Mad, ne réfléchis pas… Un bon mouvement. Je ne doute pas de ton cœur… Tu hésites déjà… Encore une seconde et…


MADELEINE.

Où l’as-tu mise ?


RICHARD, (montrant la porte.)

Là.


MADELEINE, (subitement, sans transition, va droit à la porte du cabinet et l’ouvre. Sur un ton d’huissier.)

Madame, si vous voulez vous donner la peine d’entrer. (Irène s’avance.) Je vais vous conduire auprès du petit.

(Elle dit cela d’un air digne et cérémonieux.)

RICHARD.

Va, ma mère, va.


IRÈNE, (avec un élan maladroit.)

Ohl merci, merci ! Mad…


MADELEINE, (l’interrompant, en lui montrant froidement la porte du fond.)

C’est par ici. (Elle va l’ouvrir. Irène reste inter-