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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/380

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tu dois éprouver, maintenant que tu vois clair !… Dis-le, hein ?


IRÈNE, (sans sourciller.)

Oui.


RICHARD.

Et comme, dans ta déchéance, elle a dû te paraître pure et belle la famille, que tu avais honnie !… C’est tout de même nous qui sommes la vraie vérité de la vie… (Il pousse un large soupir de satisfaction.) Je te demande pardon de t’avoir fait souffrir cette petite confession, mais j’avais tout de même besoin de t’entendre rétracter tes paroles d’autrefois qui me sont toujours restées sur le cœur… Ce n’est qu’une petite satisfaction — mais ça soulage !… Maintenant, entre là, veux-tu ?… Je vais entreprendre Madeleine.

(Il la fait entrer dans le cabinet de travail, à droite.)

IRÈNE.

Je t’attends.



Scène VI


RICHARD, MADELEINE


RICHARD, (reste seul ; il va à la porte du fond et appelle.)

Madeleine ! (Madeleine entre. Richard tout de suite.) Écoute, ne proteste pas… Ne réponds même pas à ce que je vais te demander… Accepte sans mot dire, sans discuter… Je fais appel à ton cœur.