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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/365

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MADELEINE.

Le moins possible. Nous avons épuisé ce sujet au moment de la rupture de nos fiançailles…


SOUBRIAN.

Est-il possible que vous ayez sérieusement voulu rompre ?


MADELEINE.

Il a fallu un mois pour nous décider, ma mère et moi… Dame ! après le bruit suscité dans Paris… Cette horrible femme, songez donc !… Si vous croyez que c’est gai d’avoir cette célébrité dans sa famille… Et encore, elle n’a pas fini de faire parler d’elle, vous verrez… Heureusement, mes dispositions sont prises. Quoi qu’il advienne, nous n’aurons jamais aucun rapport, même lointain, avec elle, et nous nous arrangerons toujours pour étouffer le bruit qu’elle pourra soulever. Les idées de Richard sont, grâce au ciel, absolument les miennes sur ce chapitre. C’est un garçon très fier, vous savez, et il a gardé une rancune profonde à sa mère de toutes les horreurs qu’elle leur a débitées, au moment où elle a claqué les portes. Car il paraît que ç’a été inouï le départ à la campagne… Que ne leur a-t-elle pas dit !… que les Chinois avaient bien raison de détruire leurs petits à la naissance et qu’elle regrettait bien de n’en avoir pas fait autant !… Croyez-vous ?… la vilaine femme !


SOUBRIAN.

Et elle est toujours en Algérie avec lui !… Elle