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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/330

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IRÈNE, (serrant d’un joli mouvement sa gorge nue sous le voile rose, et les yeux voluptueusement clos.)

Je ne sais pas, mais c’est le mien. (Entendant les pas de Georget.) Attention !… à la manœuvre !… Une, deux… trois…

(Les fleurs se rallument, partout.)


Scène IV


Les Mêmes, GEORGET


IRÈNE, (battant des mains.)

Qu’en dis-tu ?


GEORGET.

Épatant ! c’est féerique !… et d’une couleur adorable…


IRÈNE.

J’ai fait arranger ça, ce matin, par l’électricien qui est venu poser les fils de la salle de bain… Tu vois, c’est très simple, des ampoules dans des fleurs.


GEORGET.

Mais il fallait avoir le goût de l’assortiment.


IRÈNE.

Voilà ! Je n’ai rien à faire pendant que tu es au quartier… il faut bien que je m’amuse… Et maintenant, mange ! Tout à l’heure tu n’aurais plus faim. Qu’est-ce que tu guignais ?


GEORGET, (s’approchant de la table et montrant un fruit.)

Ça. (Puis désignant du doigt la gorge d’Irène entr’ouverte sous le voile.) Et ça…