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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/320

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nous bafoues et jettes un défi pareil aux tiens, à ta famille… hors les lois, hors le monde !


IRÈNE.

Ah ! le monde !… c’est lui qui m’est égal !…


RYSBERGUE, (continuant.)

Tu trouveras juste et bon qu’à cette famille tu ne fasses plus jamais appel ! Elle ne te répondra pas ! Tu peux partir, si tu le veux… tu romps, mais c’est pour toujours ! Sache-le… Tu es avertie et tu as encore le choix.


IRÈNE.

C’est tout choisi.


RYSBERGUE.

Alors, passe immédiatement ce seuil que tu ne franchiras plus jamais… (Le poing dressé.) Va-t’en ! va-t’en donc ! (Il la pousse et referme brutalement la porte du jardin derrière elle. — Richard veut s’élancer vers sa mère. — D’un geste impérieux, son père l’en empêche.) Toi, reste là !… C’est fini !…


RIDEAU