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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/309

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RYSBERGUE, (l’interrompant en posant sur une table le fusil et la carnassière qu’il portait en bandoulière.)

Deux mouettes… Ce passe-temps est idiot… Je me suis amusé, en plus, à tirer sur une couleuvre d’eau. C’est intelligent, hein ? (Il rit.) Ah ! au fait… je viens, au bout du parc, de rencontrer Georget.


RICHARD.

Ah !


RYSBERGUE.

Oui. Nous avons causé un peu. Il est décidément très intelligent, ce garçon… Déjà une compréhension saine des affaires… Nous avons eu tort de le négliger. Qu’en dis-tu ?


RICHARD.

Je dis que…


RYSBERGUE, (l’interrompant.)

Grand tort !… On cherche des valeurs très loin, parfois, alors qu’on les a sous la main. Et il est utile d’intéresser de tout jeunes gens à notre industrie, pour que, plus tard, ils connaissent les rouages comme de vieux routiers. Aussi, je t’annonce une résolution qui ne sera pas sans te faire plaisir… À la rentrée, je compte mettre ton ami Georget au bureau, à la place de Waldteufel qui s’en va… Déjà, je viens de lui soumettre ce projet. Il a accepté avec empressement.


RICHARD.

Tu dis ?… Voyons, père, tu te moques de moi !… C’est un projet insensé, fou…