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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/298

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IRÈNE.

Richard, assez !… Tu es encore à l’âge de l’obéissance, et je te le montrerai… Puis !… (Elle hausse les épaules.) je vais mettre mon chapeau… J’inviterai probablement à dîner notre ami, et j’espère que tu tiendras compte de mon observation.

(Elle se dirige vers la porte de gauche.)

RICHARD.

Maman !…


IRÈNE.

Quoi ?…

(Richard la regarde fixement, les lèvres tremblantes, puis soudain, très calme, très doucement, mais avec une voix ferme.)

RICHARD.

Je te prie, tu entends ?… je te prie de ne pas aller aux Granges.


IRÈNE, (sursautant.)

Aux Granges !… Que veux-tu dire ? Qu’est-ce que c’est que ça, les Granges ?


RICHARD.

C’est une petite maison à droite, sur le chemin de la Touque, où tu vas tous les jours, et où Georget se dirige en ce moment.


IRÈNE, (balbutiant, décontenancée.)

Qu’est-ce que tu veux insinuer ? Peut-être, en effet, oui, suis-je allée par hasard…