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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/288

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de femmes… une cocotte quelconque… la petite Aline, peut-être…


PAULOT.

Aline, c’est bien invraisemblable.


RICHARD.

Ou Liane.


PAULOT, (interrogeant.)

Et vis-à-vis de Georget lui-même, que dois-je ?…


RICHARD.

Règle-toi sur moi… Adopte mon attitude (Nouveau silence. Regardant Paulot qui a la figure baissée et contractée.) Paulot, tu n’es pas ému ?


PAULOT.

Non. J’ai un peu chaud, à cause de l’orage.

(On sent que le petit ne veut pas laisser percer la moindre impression. Il est simple et raide.)

RICHARD, (essayant un ton délibéré.)

Le fait est que le temps est éreintant ! (Paulot s’est remis à travailler doucement, comme si de rien n’était. On devine que c’est pour cacher courageusement les cillements de ses yeux. Richard se lève, va à lui et lui soulève de la main une boucle blonde sur le front. Avec émotion :) Tu es un chic type.

(Il l’embrasse brusquement.)