Ouvrir le menu principal

Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/282

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



PAULOT.

Je crois, par le train qui part à 2 heures de Deauville.


RICHARD.

Il faut un quart d’heure, au plus, de trajet, n’est-ce pas, pour venir jusqu’à Touques ?


PAULOT.

Comment ! tu n’as pas encore pris le train, depuis que nous avons loué ? Je croyais que tu étais allé à Deauville avant-hier.


RICHARD.

À cheval.


PAULOT.

Par le train, moi, je mets un quart d’heure, juste, et dix minutes pour venir de la gare ici, à pied.


RICHARD, (regardant sa montre.)

Bien. Nous avons le temps de causer. Il va se passer peut-être aujourd’hui quelque chose de grave. Il vaut mieux que tu sois averti… Ne t’effraie pas.


PAULOT.

Que veux-tu dire ?… Je ne comprends rien. En quoi Georget est-il mêlé à…


RICHARD, (avec solennité.)

Georget a forfait à l’honneur. (Mouvement de Paulot.) Ne m’interroge pas. C’est un misérable. Je suis décidé à ne pas te répondre sur ce chapitre.