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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/270

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GEORGET.

C’est un refrain chez toi, cette idée.


IRÈNE.

Mais c’est aussi le refrain qui accompagne ta beauté, petit malheureux !… Quand tu arrives dans la maison, c’est comme du printemps, c’est comme quelqu’un qui apporte des fleurs… Quand je te regarde par le balcon, en bas, tu fais sur le trottoir comme une tache claire et lumineuse…


GEORGET.

Je suis comme un peu de radium quoi !


IRÈNE.

Ce n’est pas si idiot que tu le crois ce que tu dis là.


GEORGET.

Colibri, va ! On ne peut pas être plus exquise que toi.


IRÈNE.

Mais on peut être plus jolie… c’est embêtant.


GEORGET.

Non, on ne peut pas.


IRÈNE.

Si, on peut… Au moins, je voudrais savoir si je suis seulement jolie.


GEORGET, (avec autorité.)

Tu l’es.


IRÈNE.

Ce n’est pas sûr.