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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/262

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Scène XII


GEORGET, puis IRÈNE

Irène rentre. Elle arrête Georget d’un geste.

IRÈNE.

Non ! non ! je suis furieuse. Va-t’en. Tu es d’une imprudence folle.


GEORGET.

Ce n’est pas vrai. Je suis très habile.


IRÈNE.

Va-t’en ! va-t’en ! je frémis à chaque instant, à cause des enfants !… Fais attention, je t’en supplie… S’ils s’apercevaient de quelque chose !


GEORGET.

Allons donc ! je manœuvre très habilement ; c’est toi qui grondes et c’est toi la plus imprudente. (Il tire de sa poche un petit portefeuille.) Tu avais oublié ça chez nous, à cinq heures… avec tes cartes dedans. Le concierge pourrait très bien fouiller et voir ton nom.


IRÈNE.

Vrai ?… oh ! crois-tu ? (Elle prend le portefeuille.) Mais toi, de ton côté, je t’en conjure, fais bien attention à Richard, à Paulot…


GEORGET.

Pas de danger. Mon petit manège est parfait ;