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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/259

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GEORGET.

C’est un petit poisson qui est un requin… voilà !

(Irène est tout à coup prise d’un fou rire, stupide et irrésistible, elle est obligée de s’éloigner, en pouffant dans son mouchoir.)

LA MARQUISE, (à Irène.)

Qu’avez-vous, chère amie ?


IRÈNE, (de dos, au fond, la voix étranglée.)

Rien… ce n’est rien… un peu de hoquet…


GEORGET, (se mordant les lèvres, et pour détourner l’attention de la marquise.)

Madame de Rysbergue adore les éditions curieuses.


LA MARQUISE.

Mon hôtel en est plein. Et vous ?


GEORGET.

Oh ! moi aussi… seulement je n’y connais rien.


IRÈNE, (redescendant, calmée ; à Georget, sévèrement.)

Assez… assez… asseyez-vous ! (Haut à Georget qui ne veut pas.) Je vous prie de vous asseoir, monsieur de Chambry.

(Maintenant, ils sont assis, très sages, tous les trois en rond.)

GEORGET, (après un long silence.)

Avez-vous remarqué comme le printemps est long à venir cet hiver ?