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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/247

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jeunes filles à choisir un amant non garanti par le gouvernement !


LA MARQUISE.

Bravo !


COLETTE.

Tiens, elle a entendu.


MADAME CHADEAUX.

Savez-vous ce que prouve votre petite histoire, madame ? tout simplement que vous n’aimiez pas votre mari.


IRÈNE.

Sapristi ! c’est que je ne me souviens plus très bien… Il y a longtemps !… Mais je veux ajouter, au cas où vous seriez en peine pour mes sentiments, madame, que mon mari, quoique très occupé, se trouvait être un excellent homme, qui m’a rendue heureuse, et ces vingt ans de fidélité m’ont paru un jour… Et délivrons je vous en prie, cette pauvre Madeleine… c’est absolument ridicule ! Madeleine, venez ici… Voulez-vous servir le thé avec Colette ?


COLETTE, (bas à Irène.)

Il était temps. La prière d’une vierge devenait plus ardente.


IRÈNE, (aimable, à Madeleine.)

C’est très joli ce que vous jouiez. (Au domestique qui est entré avec le thé.) Frauçois, qui a sonné, il y a un instant ?