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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/244

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COLETTE.

Ça, tu as été exemplaire. Tu as passé tes plus belles années à leur enlever l’encre des doigts et à corriger leur arithmétique.


IRÈNE.

Maintenant que mes bambins sont devenus de beaux grands garçons, du moins l’un, j’estime que c’est bien un peu à leur tour de m’amuser ; il s’est trouvé que leur mère n’était pas d’âge trop affligeant ; ils en ont fait leur camarade et leur amie.


COLETTE.

Et vous vous entendez bien, vous trois !…


IRÈNE.

Le souvenir de maman ne s’efface pas, j’espère, pour eux… ils ont eu l’obligeance d’y ajouter Colibri.


MADAME CHADEAUX, (pincée.)

Vous rattrapez le temps perdu.


IRÈNE.

La vie est belle.


MADAME CHADEAUX.

Ainsi vous recevez leurs confidences de jeunes hommes ?


IRÈNE.

J’y mets le plus de tact possible.


MADAME CHADEAUX.

Et ils vous disent tout ?