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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/24

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MATROBLA.

Que veux-tu, ce n’est pas de sa faute ! Excuse-la, Matrena… Tu n’as pas la prétention de commander à la lune… même si elle s’est mise en retard ?


MATRENA.

Au lieu de faire des réflexions saugrenues, tu devrais bien descendre recevoir les maîtres. Voilà la voiture qui est devant le perron.


MATROBLA.

Tu as raison.


MATRENA.

Va vite… J’allumerai le samovar de Dimitri Ivanowich. Il doit être si fatigué du voyage qu’il sera bien aise de se coucher rapidement, après avoir pris un verre de thé bien chaud.

(Matrena reste seule, elle allume le samovar, va à la fenêtre, écoute les chants, puis va se mettre à genoux devant l'icône et récite une prière. Un grand temps.)

UNE VOIX, dans l’escalier.

Passe, mon chéri.


AUTRE VOIX, dans l’escalier.

Prends garde à la marche, mon chéri.


NEKLUDOFF, au dehors.

Oui, oui, je me souviens.

(Entrent Nekludoff et ses deux tantes.)