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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/231

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dans ma vie, prêt à châtier qui en douterait ; mes enfants sont élevés dans ces idées… elles sont déjà le but de leur vie, j’en suis sûr. Le marché que vous me proposez n’a rien de déshonorant en soi, il est de commerce courant ; je ne puis l’accepter, voilà tout. Je vous prie de m’excuser.

(Ceci a été dit avec une certaine morgue et grande fermeté.)

SOUBRIAN.

Mais comment donc ! Ce point de vue est trop respectable… Seulement il était inutile de me faire toute cette vaste profession de foi pour un refus aussi naturel… Je vous ai transmis une proposition de nos actionnaires… moi, pour ma part personnelle, vous savez, je m’en fous !


RYSBERGUE.

Je ne vous ai pas dit autre chose.


SOUBRIAN.

Nous sommes d’accord.


RYSBERGUE.

Vous le voyez.


SOUBRIAN.

Allons au Cercle.



Scène VI


Les Mêmes, IRÈNE



IRÈNE, ouvrant la porte du salon.